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Les actus IA en bref

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Elon Musk lance Grokipedia, l’encyclopédie IA pour contrer Wikipedia

Elon Musk vient d’annoncer le lancement de Grokipedia, une encyclopédie générée par intelligence artificielle et alimentée par l’outil Grok, développé par sa société xAI. Avec plus de 800 000 articles rédigés par une IA, Grokipedia ambitionne de « nettoyer la propagande » que Musk attribue à Wikipedia.
Présentée comme une alternative idéologique à l’encyclopédie libre, Grokipedia s’inscrit dans un écosystème médiatique contrôlé par Musk, déjà à la tête du réseau social X et de l’assistant conversationnel Grok. Cette trilogie — X pour la diffusion, Grok pour la conversation et Grokipedia pour la référence — forme un système cohérent selon la vision politique de l’entrepreneur.
Depuis plusieurs mois, Musk reproche à Wikipedia son « biais woke » et sa dépendance envers les médias traditionnels. Pourtant, des figures comme Jimmy Wales, cofondateur de Wikipedia, réaffirment la valeur de la transparence et de la vérifiabilité des sources.
Malgré un démarrage chaotique et un volume de contenu dix fois inférieur à celui de Wikipedia, Grokipedia pourrait changer la manière dont les internautes accèdent à l’information, en recentrant le pouvoir éditorial entre les mains des algorithmes de Musk.

Claude propulse l’intelligence artificielle au cœur d’Excel

Anthropic lance "Claude for Excel", une nouvelle intégration en mode recherche qui permet à son assistant Claude d’analyser, éditer et créer des feuilles de calcul directement dans Microsoft Excel (Microsoft Corporation, logiciel de tableur). Accessible via une barre latérale, Claude assiste les utilisateurs dans la correction de formules, la création de modèles et la génération de fichiers complexes. Cette fonctionnalité, actuellement disponible en version bêta pour les catégories Max, Enterprise et Team, vise à s’étendre prochainement à tous les utilisateurs.
Cette avancée cible notamment les métiers de la finance : banques et gestionnaires d’actifs adoptent déjà Claude pour automatiser des tâches telles que la modélisation des flux de trésorerie actualisés (DCF : discounted cash flow), la production de rapports, et l’évaluation des risques. Grâce à l’intégration de connecteurs de données financières en temps réel, Claude transforme l’IA conversationnelle en outil opérationnel au cœur des processus métiers. L’assistant d’Anthropic promet de réduire le temps de modélisation, de diminuer les erreurs et d’accélérer la prise de décision, tout en bousculant les outils traditionnels de business intelligence.
Cette initiative marque une étape majeure pour l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes d’entreprise, offrant aux professionnels une nouvelle façon d’accroître leur efficacité et de valoriser leurs données.

OpenAI prépare un outil IA pour créer de la musique à partir de simples prompts

OpenAI travaille sur un nouvel outil capable de générer de la musique à partir de simples consignes textuelles ou d’extraits audio, selon plusieurs sources concordantes. Cette innovation pourrait permettre, par exemple, d’accompagner une piste vocale avec une guitare virtuelle ou d’ajouter facilement une bande-son sur une vidéo existante. Pour parfaire les capacités créatives de ce futur modèle, OpenAI collabore avec des élèves de la Juilliard School (école de musique renommée aux États-Unis), qui aident à annoter des partitions afin de fournir des données d’entraînement riches et précises (annotation : description ou ajout d’informations sur des éléments musicaux pour entraîner l’IA à comprendre la structure et la logique de la musique).
Aucune date de sortie n’a été communiquée à ce jour et l’on ignore si cet outil sera intégré à ChatGPT, à la future application vidéo Sora ou s’il s’agira d’une plateforme indépendante. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’initiatives semblables d’OpenAI (comme MuseNet ou Jukebox), enrichies récemment par des avancées en synthèse et transcription vocales. OpenAI devra affronter dans ce secteur la concurrence de Suno, de Google (MusicLM, Lyria) ou encore d’Udio, qui proposent déjà des services similaires. Cette effervescence suscite aussi de nombreux débats sur les droits d’auteur et l’utilisation de données musicales dans l’entraînement des modèles d’IA.

Une application kényane utilisant l’IA pour traduire la parole en langue des signes remporte un grand prix international

L’entrepreneur kényan Elly Savatia vient de recevoir l’Africa Prize for Engineering Innovation, décerné par la Royal Academy of Engineering du Royaume-Uni, pour son application web Terp 360. Cette innovation repose sur l’intelligence artificielle et des avatars 3D photoréalistes capables de traduire la parole ou le texte en langue des signes, en temps réel. Véritable passerelle de communication, Terp 360 aide les personnes sourdes à accéder plus facilement à l’éducation, aux soins et à l’emploi, sans devoir dépendre d’un interprète humain.

Conçue en collaboration avec la communauté sourde du Kenya, l’application a permis d’enregistrer plus de 2 300 gestes de la langue des signes kényane. Elle traduit actuellement l’anglais et le swahili, mais de nouvelles versions intégrant les langues des signes rwandaise, ougandaise, sud-africaine, britannique et américaine sont prévues d’ici 2027. Son équipe utilise un studio de capture de mouvements à Nairobi pour enrichir rapidement la base de données visuelles.

Au-delà de l’aspect technologique, le projet met en évidence un fort impact social : il contribue à l’inclusion professionnelle et à l’autonomie de millions de personnes sourdes à travers l’Afrique et au-delà.

OpenAI mise sur d’anciens banquiers pour automatiser le travail des analystes financiers juniors

OpenAI développe un ambitieux projet baptisé Mercury, destiné à automatiser une partie des tâches fastidieuses réalisées par les jeunes analystes financiers. L’entreprise dirigée par Sam Altman a recruté plus de cent anciens banquiers d’affaires issus de grandes institutions comme JPMorgan Chase, Morgan Stanley ou Goldman Sachs pour entraîner son intelligence artificielle à concevoir des modèles financiers complexes.
Payés 150 dollars de l’heure, ces experts rédigent des invites (prompts) et construisent des modèles pour des opérations telles que les introductions en bourse ou les restructurations. L’initiative s’inscrit dans la stratégie d’OpenAI de rendre son IA plus performante dans des secteurs clés comme la finance, le droit ou le conseil. Malgré une valorisation atteignant 500 milliards de dollars, la société n’est pas encore rentable.
Ce projet attire également des étudiants du prestigieux Massachusetts Institute of Technology et de l’Université Harvard. Si l’objectif est d’alléger la charge des analystes, il soulève aussi des inquiétudes sur la pérennité de leurs emplois à Wall Street, où les outils d’automatisation de la modélisation financière se multiplient.

Google Skills : La nouvelle plateforme gratuite de Google avec 3 000 formations IA

Google vient de présenter "Google Skills", une nouvelle plateforme de formation centralisée et entièrement gratuite. Destinée à un public très large, elle vise à démocratiser l'accès aux compétences en IA (Intelligence Artificielle), quel que soit le niveau de départ des utilisateurs.
Cette initiative ambitieuse regroupe plus de 3 000 cours, modules et ressources pédagogiques. Les sujets abordés sont variés et couvrent l'ensemble du spectre de l'IA moderne. Les utilisateurs peuvent s'inscrire à des parcours dédiés à l'IA générative, aux fondamentaux du "machine learning" (apprentissage automatique), ou encore à l'utilisation éthique des données et à la cybersécurité associée.
"Google Skills" ne se contente pas de nouveaux cours ; la plateforme intègre et unifie également des programmes de formation Google déjà populaires. Elle sert de point d'entrée unique pour des ressources qui étaient auparavant dispersées, comme "Google AI Essentials" ou certaines parties de "Google Cloud Skills Boost". Que l'on soit développeur, étudiant, ou simple curieux souhaitant comprendre l'impact de ces outils, la plateforme propose des parcours certifiants et des modules rapides pour répondre à différents besoins.

Amazon : 600 000 emplois menacés par un plan d'automatisation massif ?

Des documents internes d'Amazon, obtenus par le New York Times (NYT), ont exposé des plans d'automatisation à grande échelle. Selon cette fuite, le géant du "e-commerce" (commerce en ligne) ambitionnerait d'automatiser 75 % de ses opérations. Ce projet pourrait menacer 160 000 rôles spécifiques d'ici 2027, et potentiellement plus de 600 000 emplois américains sur la prochaine décennie. L'objectif financier avancé serait une économie de 12,6 milliards de dollars sur deux ans.
Amazon a rapidement tempéré ces informations, indiquant que les documents ne reflétaient que "la perspective d'une seule équipe" et n'étaient pas un plan validé. L'entreprise met en avant ses récents progrès technologiques, tels que le système robotique "Sequoia", conçu pour identifier et stocker les stocks 75 % plus rapidement. Amazon expérimente également des robots bipèdes comme "Digit" pour assister les employés dans des tâches répétitives.
Malgré les assurances d'Amazon selon lesquelles l'automatisation améliore la sécurité et crée de nouveaux rôles plus qualifiés, ces révélations alimentent de vives inquiétudes sur l'avenir de l'emploi dans le secteur de la logistique et des entrepôts. Le débat sur l'équilibre entre efficacité technologique et impact social est relancé.

GM embarquera l’assistant Google Gemini dans ses voitures dès 2026

General Motors (GM) va intégrer un assistant conversationnel basé sur Google Gemini dans ses Buick, Chevrolet, Cadillac et GMC dès 2026, via une mise à jour OTA (over-the-air) distribuée par le Play Store aux véhicules OnStar des millésimes 2015 et plus. Objectif : rendre la voix vraiment utile au volant. Par rapport aux assistants actuels, les grands modèles de langage (LLM (large language model)) comprennent mieux les accents, gardent le contexte et acceptent des formulations naturelles. Concrètement, l’assistant aidera à planifier un trajet avec des arrêts (borne de recharge, café), dicter des messages, expliquer des fonctions (ex. conduite à une pédale) ou préchauffer l’habitacle, et il pourra répondre à des questions liées au web.
Ce mouvement s’inscrit dans la vague des assistants génératifs embarqués : Stellantis teste Mistral, Mercedes intègre ChatGPT, Tesla apporte Grok de xAI. GM promet un contrôle fin des données (opt-in/opt-out) et affirme que les informations servent à améliorer le produit, pas à être revendues ; l’entreprise s’appuie sur une gouvernance renforcée de la vie privée via OnStar. À terme, GM veut distiller un modèle adapté au domaine automobile, entraîné sur les spécifications véhicule, pour des recommandations et alertes de maintenance plus pertinentes.

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